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Tout savoir sur les sauveteurs secouristes du travail en entreprise

En 2016 ont été recensés en France pas moins de 626 227 accidents du travail, ce qui représente 33.8 accidents pour 1000 salariés.

Bien que ces chiffres soient en légère baisse par rapport aux années précédentes, les entreprises doivent continuer leurs efforts pour diminuer les risques au sein de leurs locaux et protéger les salariés. C'est la raison pour laquelle chaque entreprise où sont effectués des travaux à risques doivent compter parmi leurs effectifs des sauveteurs secouristes du travail.

Qu'est ce qu'un sauveteur secouriste du travail (SST) ?

Un sauveteur secouriste du travail est un salarié qui a été formé aux techniques de premier secours afin de prodiguer les premiers soins à une victime en cas de malaise ou d'accident du travail dans une entreprise. Les SST doivent passer un recyclage tous les deux ans pour être constamment opérationnels.

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Les sauveteurs secouristes du travail ont également un rôle préventif dans l'entreprise, c'est la raison pour laquelle ils doivent connaître les risques inhérents à leur lieu de travail.

Le fait de pouvoir repérer ces risques (matériel défectueux par exemple) est utile pour remonter diverses observations à la hiérarchie et aux personnes en charge de la formation.

A qui est destinée la formation SST et quels sont ses objectifs ? 

La formation SST est ouverte à tout salarié sans conditions particulières. Le but de cette formation est de rendre les employés qui l'ont suivie aptes à réagir efficacement face à une personne atteinte d'un malaise ou victime d'un accident en effectuant les gestes de premiers secours comme :

  • mettre la personne en PLS (position latérale de sécurité) pour ne pas qu'elle s'étouffe ;
  • tenir les bons gestes face à une victime souffrant de brûlures, de saignements, ou qui s'étouffe ;
  • savoir utiliser le défibrillateur au cas où la victime subit un arrêt cardio-respiratoire ;
  • connaître le nom des services d'urgence à alerter à l'extérieur de l'entreprise et le nom des personnes à contacter au sein des locaux et savoir comment les contacter ;
  • être capable d'identifier tout type de situation dangereuse dans l'entreprise et savoir à qui et comment transmettre ces informations ;
  • prendre part à la mise en place d'actions préventives et protectrices dans l'entreprise.

Le sauveteur secouriste au travail est une obligation dans chaque entreprise

Qui est concerné par l'obligation de formation d'un membre du personnel ?

Il faut savoir que la formation de sauveteur secouriste du travail n'est pas indispensable dans toutes les entreprises. Seules les sociétés au sein desquelles sont effectués des travaux dangereux sont concernées !

Par contre, certaines sociétés sont dans l'obligation de compter des secouristes parmi leurs employés, comme par exemple :

  • les entreprises au sein desquelles les salariés effectuent des tâches dangereuses ;
  • les chantiers nécessitant au moins 20 ouvriers qui vont accomplir des travaux dangereux et qui vont travailler pour une période supérieure à 15 jours.

Comment est évalué le danger dans une entreprise ? 

Préparation de la démarche d'évaluation du danger 

Cette procédure consiste à identifier et à classer les risques professionnels et à mettre en place des actions de prévention. La démarche d'évaluation des risques permet d'optimiser le fonctionnement de l'entreprise en renforçant la maîtrise des risques déjà identifiés, mais en mettant également l'accent sur les risques futurs ayant un effet non immédiat liés à la mise en place de nouvelles structures ou au recours à de nouveaux employés (intérimaires, CDD...).

Au final, une démarche préventive doit favoriser le développement de la compétitivité de l'entreprise aussi bien au niveau humain qu'au niveau économique. 

Pour constituer cette démarche, le chef d'entreprise doit :

  • s'engager fermement sur les buts ainsi que sur les différentes conditions nécessaires à une bonne préparation et communication ;
  • choisir convenablement les outils adéquats en fonction de l'activité de l'entreprise et de sa taille ;
  • s'organiser rigoureusement afin de pouvoir agir en toute autonomie (c'est l'employeur qui dispose du pouvoir de décision pour assurer la parfaite maîtrise des risques) ;
  • pouvoir regrouper les salariés pour discuter avec eux sur l'identification des risques, leur classement et les différentes actions préventives qui vont être proposées ;
  • choisir, après avoir consulté le CHSCT et les instances représentatives, quels salariés seront aptes à mener les actions de protection et de prévention.

L'évaluation des risques 

La démarche d'évaluation est une action structurée qui requiert les outils suivants :

  • l'identification des dangers ;
  • l'évaluation des risques ;
  • le classement des risques.

Pour identifier les différents dangers, il faut soulever toutes les propriétés correspondant aux équipements de travail et tous les problèmes biologiques et chimiques pouvant être suscités par l'activité même de l'entreprise ou par les méthodes de fabrication.

Ces dangers peuvent être liés également aux plannings des employés qui effectuent des horaires décalés (postes 3 X 8 par exemple) et qui ont un impact sur le physique et/ou le mental des employés.

Ces risques doivent ensuite être scrupuleusement analysés afin de connaître les conditions de travail des salariés (niveau de pénibilité) correspondant à chaque poste de travail.

Pour bien analyser ces risques, des vérifications peuvent être effectuées à l'aide de documents comme des grilles et des questionnaires à remplir, la réalisation d'entretiens pour bien connaître le travail de chaque employé et l'observation des statistiques existantes (nombre de maladies professionnelles, d'accidents du travail...).

Enfin, il faudra dresser un classement de ces risques afin de pouvoir évaluer le niveau de dangerosité de chaque poste de travail. Il faut lister les risques et mettre en place un plan d'action logique.

Le niveau de danger peut être classé dans un tableau allant du niveau 1 au niveau 5, le premier stade représentant un risque faible et peu probable, et le niveau 5 un risque très grave et très probable. 

Cette étape a pour objectif de discuter sur les actions prioritaires à mettre en place selon le danger représenté et leur degré de répétition et doit favoriser la planification d'actions afin de réduire le risque au maximum, l'idéal étant de le supprimer complètement.

Quel rôle joue le sauveteur secouriste du travail ?

Un SST est spécialement formé pour effectuer les gestes de premier secours sur une victime (connaissance de la conduite à tenir comme savoir faire un massage cardiaque, des insufflations, utiliser un défibrillateur et réagir correctement face à une personne qui saigne... ) et placer la personne accidentée en sécurité.

Le SST connaît les procédures d'appel d'urgence et sait qui il doit alerter dans l'entreprise (personnes habilitées) et les services de secours extérieurs à l'entreprises (pompiers, SAMU).

Quel rôle joue le sauveteur secouriste du travail ?

Le SST est un élément majeur dans une entreprise. Il est capable de mettre en évidence les situations dangereuses et sait exactement à qui il doit relayer ces informations.

De plus, le SST peut aider l'employeur à rédiger le document unique d'évaluation. Ce document contient les résultats de l'évaluation des risques professionnels qui sont :

  • l'ossature de l'évaluation ;
  • le procédé désigné d'analyse des risques et les moyens mis en place ;
  • le système de classement adopté ;
  • la liste des dangers déterminés et expertisés ;
  • les actions à instaurer. 

C'est l'employeur qui est chargé de prévoir la formation caractéristique du SST grâce à un moniteur spécialisé en sauvetage secourisme. Le salarié peut être envoyé par le chef d'entreprise dans un centre de formation spécifique pour apprendre les gestes de premiers secours, ou bien le moniteur expert peut venir faire la formation au sein de l'entreprise.

Les risques encourus par l'employeur en cas de non respect de son obligation d'avoir un SST dans l'entreprise

Un employeur qui manque à son obligation de ne pas avoir d'employé formé aux techniques de premier secours peut subir des sanctions par l'inspecteur du travail comme être mis en demeure si le problème n'est pas résolu dans le mois qui suit.

Si, au bout d'un mois, le chef d'entreprise n'a toujours pas formé un salarié au sauvetage secourisme du travail, le responsable encourt une amende de 10 000 euros.

Maintenant, même si vous êtes une petite entreprise où ne sont pas effectués de travaux dangereux, vous pouvez tout de même posséder un salarié formé au secourisme.

Quant aux entreprises dans lesquelles les risques d'accidents sont plus élevés, il est judicieux pour elles de disposer de plusieurs salariés formés aux techniques de premiers secours.

Le protocole d'urgence

Il est important de signaler qu'un employé formé au sauvetage secourisme du travail ne peut se substituer à un infirmier.

Si l'entreprise ne possède aucun infirmier, ou que le personnel infirmier ne peut être présent en permanence dans les locaux pour porter secours à une victime, l'employeur doit impérativement faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir les premiers secours aux personnes atteintes de malaises ou victimes d'un accident.

Ces dispositions ne peuvent être mises en place qu'après avoir obtenu l'avis d'un médecin du travail.

De plus, l'employeur doit communiquer l'ensemble de ces dispositions aux services de secours extérieurs et les mesures doivent être proportionnelles aux dangers qui règnent au sein de l'entreprise.

Il est nécessaire de rappeler que les établissements pratiquant une activité industrielle doivent impérativement disposer d'un infirmier si leur effectif est compris entre 200 et 800 salariés.

Un infirmier doit obligatoirement être employé dans tous les autres établissements dont l'effectif est compris entre 500 et 1000 salariés.

Maintenant, si le nombre de salariés excède ces chiffres, les entreprises devront avoir recours à un infirmier supplémentaire.

Conclusion

Le responsable d'entreprise doit, après avoir consulté le médecin du travail, élaborer un procédé qui permet d'assurer les premiers soins aux employés malades ou victimes d'un accident.

Cela passe par l'instauration de mesures à appliquer en cas d'urgence jusqu'à l'arrivée des secours extérieurs. Les lieux de travail doivent être équipés de matériel de premiers secours (armoires à pharmacie par exemple) faciles d'accès et conformes au niveau de danger.

Les entreprises où sont exercées des travaux dangereux et les chantiers nécessitant la mobilisation de plus de 20 salariés sur une période dépassant 15 jours doivent impérativement disposer d'un salarié formé aux techniques de secourisme du travail.

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